Plan d'actions du Gouvernement wallon en vue de développer les usages avancés des TIC dans les PME et TPE wallonnes

| mardi 7 septembre 2010

Etat des lieux de l'e-commerce en Belgique

 JesuisfantasTIC dresse un état des lieux de la vente en ligne et de sa réglementation en Belgique 
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Mis à jour le 11/12/2009 | Imprimer | Envoyer

Juin 2009, l'UCM a sondé 200 commerçants répartis sur la Wallonie et Bruxelles afin de faire le point sur 3 thèmes : les prévisions pour les soldes d'été, l'impact de la crise sur le comportement du consommateur et enfin, le rôle que joue l'e-commerce en termes de concurrence.

L’e-commerce

L’e-commerce est un canal de vente, une possibilité de diversifier ses activités. Néanmoins, une vision chiffrée des choses permet d'objectiver le débat.

En 2008, un Européen sur 3 a effectué un achat sur internet. Si au Danemark, en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas, plus de 55% des consommateurs ont réalisé au moins un achet via ce canal, la Belgique est un peu à la traîne avec 21%. Même si ce type d'achats se développe, la consommation reste très "nationale" puisque seuls 7% des consommateurs ont acheté dans un pays européen autre que celui de leur résidence.

Au niveau européen, la crise ne frappe pas l'e-commerce de la même manière que le commerce classique. En effet, sur base des principaux sites marchands européens, la vente en ligne est en plein essor: plus 35% de transactions au premier trimestre 2009. Ce chiffre de croissance laisse rêveur. Il doit pourtant être temporisé à deux titres: le montant du panier moyen par achat et la comparaison avec les paiements électroniques classiques. Le panier moyen a malheureusement connu une évolution à la baisse en passant de 94 euros en 2008 à 89 euros en 2009, soit une diminution de l'ordre de 5%.

Et la Belgique dans tout ça? L'e-commerce est également en croissance puisqu'on est passé de 4,5 millions de transactions en 2007 à 6,4 millions en 2008, soit une augmentation de 42%. Le "panier moyen par transaction" a également diminué puisqu'il est passé de 102 euros en 2007 à 92 euros en 2008, soit une diminution de 10,9%. Lorsqu'on compare le nombre de transactions de paiement "classique" par carte et le nombre de transactions afférent aux achats en ligne, on constate que seul 0,52% de ces transactions correspond à des achats en ligne.

La vente en ligne est-elle réglementée?

Deux législations réglementent la vente en ligne: la loi du 11 mars 2003 sur le commerce électronique et la loi sur les pratiques du commerce. Cela signifie donc que le commerce en ligne par des sociétés basées en Belgique doit répondre aux normes édictées par la Belgique. Concrètement, ce n'est pas parce qu'on fait du commerce en ligne que l'on peut faire des soldes avant la date officielle fixée par la loi.

Dans ce cadre, de nombreux contrôles sont effectués par l'inspection économique. D'ailleurs, la vente en ligne fait l'objet de plaintes de plus en plus nombreuses: de 268 plaintes déposées à l'inspection économique en 2006, on atteint le nombre de 664 en 2008. Ces plaintes sont généralement de trois types: infractions à la loi sur les pratiques du commerce, arnaques, problématiques d'identification du prestataire.

Le commerçant indépendant voit-il le commerce en ligne comme un outil accessible?

54% des commerçants sondés estiment que la vente en ligne leur fait concurrence. Toutefois, ils sont seulement 8% à disposer d'un site web. Près de 60% des commerçants estiment que pour des raisons logistiques et financières, il leur est difficile de mettre en place ce canal de vente. On ne peut rester sur ce dernier constat. D'autant plus que des aides et des outils sont à disposition des commerçants. L'AWT est là pour épauler les commerçants dans cette entreprise via des fiches techniques, des aides à la consultance.

Chacun à ses claviers, donc! Le marché est en expansion et il existe des opportunités de développement.

Pour toutes questions juridiques sur la vente en ligne, n'hésitez-pas à prendre contact avec l'un des conseillers juridiques de l'UCM au 070/246.900.